À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’Armée malienne, célébré le 20 janvier 2026, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a réaffirmé la détermination de l’État à vaincre les groupes armés terroristes. Tout en saluant la montée en puissance des Forces armées et de sécurité, il a également laissé une porte ouverte au dialogue et à la réconciliation.
Le 20 janvier demeure, selon le Président de la Transition, « un moment de communion entre le peuple et son armée ». En rendant hommage au Président Modibo Keïta et à ses compagnons, pères fondateurs de l’Armée nationale, Assimi Goïta a inscrit cette célébration du 65ᵉ de l’armée malienne dans une double dimension : mémoire, recueillement et projection vers l’avenir. Un hommage appuyé a également été rendu aux soldats tombés sur le champ d’honneur, ainsi qu’aux blessés et à leurs familles, salués pour leur sacrifice au nom de la Nation.
Dans son intervention, le Chef de l’État a longuement mis en avant la résilience du peuple malien depuis 2021, qu’il considère d’ailleurs, comme le socle des réformes engagées au profit des Forces armées et de sécurité. Ces réformes, axées sur l’équipement, la modernisation et la professionnalisation ont, selon lui, permis de recouvrer près des deux tiers du territoire autrefois sous emprise terroriste, ainsi que le retour progressif de l’administration et des populations déplacées.
Le Président Goïta a également salué les résultats obtenus sur les différents théâtres d’opérations, aussi bien en autonomie que dans le cadre de la coopération au sein de la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES). Des opérations qui ont conduit à la destruction de sanctuaires terroristes, à la neutralisation de combattants et, fait notable, à la reddition de plusieurs éléments armés.
Pour l’année 2026, le Chef suprême des Armées a annoncé une intensification des opérations militaires, fondée sur le recrutement, le renforcement des effectifs, le redéploiement des FAMa sur l’ensemble du territoire et la construction de nouveaux camps. Cette dynamique sécuritaire s’inscrit, selon lui, dans un engagement national de long terme.
Mais au-delà de la dimension coercitive, Assimi Goïta a souligné que la stabilisation du pays repose également sur une approche inclusive. « Parallèlement, des efforts de réconciliation sont engagés afin d’inciter ceux qui prônent la peur à déposer les armes et à rejoindre la grande famille nationale », a-t-il déclaré, marquant ainsi une ouverture à ceux qui accepteraient de rompre avec la violence. Une main tendue qui coexiste avec un avertissement clair : ceux qui refuseront cette dynamique seront combattus avec détermination.
