Le président de la Transition a procédé, le jeudi 5 février 2026, à un remaniement gouvernemental visant à « relancer l’action publique » et à assurer la poursuite des réformes institutionnelles. La nouvelle équipe maintient plusieurs figures clés aux départements stratégiques.
Le président de la Transition, Assimi Goïta, a signé, le jeudi 5 février 2026, le décret portant réaménagement du gouvernement dirigé par le Premier ministre Abdoulaye Maïga. Selon les termes officiels, ce remaniement vise à « relancer l’action publique » et à poursuivre les réformes institutionnelles engagées.
La nouvelle équipe gouvernementale se caractérise par la présence de trois ministres d’État. Le général Sadio Camara conserve le portefeuille de la Défense et des Anciens Combattants. Le général Ismaël Wagué est nommé ministre d’État chargé de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale. Pour sa part, Alousséni Sanou demeure ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances.
Au ministère de l’Agriculture, Ibrahima Samaké, précédemment Directeur général de l’IPR-IFRA, fait son entrée au gouvernement. Le département de l’Administration territoriale est confié au général de brigade Issa Ousmane Coulibaly.
Des ajustements concernent également d’autres secteurs. Le ministère en charge de la Refondation de l’État est désormais dirigé par Yaya Gologo. Le département de l’Énergie et de l’Eau revient à Tièmoko Traoré. Dans l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye est reconduit dans ses fonctions.
Plusieurs ministres sont maintenus à leurs postes. Mamoudou Kassogué reste en charge de la Justice et des Droits de l’Homme. Abdoulaye Diop conserve le portefeuille des Affaires étrangères. Le général de division Daoud Aly Mohammedine demeure ministre de la Sécurité et de la Protection civile.
Dans les ministères techniques et sociaux, la continuité est également observée. Amadou Sy Savané reste à l’Éducation nationale. Le colonel-major Assa Badialo Touré conserve le portefeuille de la Santé et du Développement social.
Le gouvernement comprend en outre un ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, en la personne de Mamani Nassiré.
À travers ce réaménagement, les autorités affichent une volonté de maintenir la stabilité au sein des départements jugés stratégiques, tout en procédant à des ajustements ciblés. Conformément aux termes du communiqué officiel, l’objectif demeure la relance de l’action publique et la poursuite des réformes institutionnelles en cours.
