L’homme d’affaires malien a été victime d’un spectaculaire cambriolage dans la nuit du 8 au 9 septembre au Plaza Athénée, l’un des palaces les plus prestigieux de Paris. Deux individus auraient escaladé la façade jusqu’au septième étage avant de s’introduire dans sa chambre. Le préjudice déclaré est proche d’un million d’euros, soit environ 655 millions de FCFA.
La scène a tout d’un scénario de film. Dans la nuit du 8 au 9 septembre, alors qu’Oumar Gambi séjourne au Plaza Athénée, deux individus parviennent à escalader la façade de l’établissement situé avenue Montaigne, dans le très chic 8e arrondissement de Paris. Ils atteignent le septième étage et pénètrent dans la chambre de l’homme d’affaires par une baie vitrée restée ouverte.
Selon les déclarations faites par la victime aux enquêteurs, les cambrioleurs se sont emparés de plusieurs objets de valeur avant de prendre la fuite par les toits. Parmi les biens déclarés volés figure notamment une montre Richard Mille estimée à 636 000 euros, ainsi que plusieurs bijoux. Le montant total du préjudice est évalué à près d’un million d’euros, soit environ 655 millions de FCFA.
L’affaire est désormais entre les mains de la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne. Au moment des dernières informations disponibles, les deux individus recherchés n’avaient pas encore été interpellés. Les enquêteurs devront notamment déterminer comment les auteurs ont pu identifier leur cible et accéder à une chambre située au septième étage de cet établissement de luxe.
Au Mali, le nom d’Oumar Gambi est loin d’être inconnu. Âgé de 39 ans et également surnommé « OG » ou « Barouni Gambi », il s’est construit une importante notoriété dans les milieux d’affaires. Il a notamment fait fortune au Congo-Brazzaville, où il a développé ses activités économiques. Sa visibilité au Mali est également liée à ses apparitions publiques, à ses activités philanthropiques et à son intérêt affiché pour les objets de luxe, notamment les montres et les automobiles.
Une autre interrogation porte sur une éventuelle connaissance préalable des déplacements ou du lieu de séjour de la victime. Le Monde, citant une source malienne, rapporte qu’Oumar Gambi soupçonnerait une personne de son entourage d’avoir pu renseigner les auteurs. Cette hypothèse reste toutefois à établir par les enquêteurs et ne saurait, à ce stade, être présentée comme une implication avérée.
Ce spectaculaire cambriolage fait aussi écho à plusieurs affaires ayant touché des personnalités maliennes en France ces dernières années. En 2025, le chanteur Sidiki Diabaté avait notamment été victime d’un vol important à Paris, des malfaiteurs s’étant introduits au domicile de sa sœur et productrice pendant qu’il se produisait sur scène. Les deux affaires ne présentent, à ce stade, aucun lien établi.
Issa Djiguiba

