L'Analyse de la Semaine
Mon compte

Votre panier est vide.

  • MALI
  • SÉNÉGAL
  • SAHEL
  • AFRIQUE
  • INTERNATIONAL
  • NOUS
    • Devenir contributeur
    • Nous contacter
    • Á propos de nous
No Result
View All Result
L'Analyse de la Semaine
No Result
View All Result

Sidi Ould Tah trace sa feuille de route : le Sahel, un potentiel laboratoire de résilience économique

Sidi Ould Tah trace sa feuille de route : le Sahel, un potentiel laboratoire de résilience économique

Sidi Ould Tah, nouveau président de la BAD/ source image/Google

IAM BAMAKO IAM BAMAKO IAM BAMAKO

À la tête de la Banque africaine de développement (BAD) depuis le 1er septembre, le Mauritanien Sidi Ould Tah s’engage à poursuivre la mission de l’institution, dans un contexte international incertain et une situation financière délicate. Son mandat pourrait avoir un impact décisif sur le développement économique et la résilience des pays du Sahel.

À Abidjan, où il a prêté serment comme neuvième président de la BAD, Sidi Ould Tah a salué l’œuvre de ses prédécesseurs et exprimé sa détermination à moderniser et renforcer l’institution. « Je ne me fais pas d’illusion sur les multiples défis, les incertitudes liées aux bouleversements géopolitiques, la réduction de l’aide au développement, le poids de la dette et le grand retard sur les ODD », a-t-il souligné. Face au désengagement récent des États-Unis, qui ont annoncé la fin de leur contribution de 500 millions de dollars au fonds de la BAD pour les pays à faible revenu, le nouveau président veut diversifier les sources de financement, notamment vers les pays du Golfe, tout en mobilisant les ressources domestiques africaines et en optimisant les fonds de pension et souverains.

Fort de son expérience à la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), qu’il a modernisée pendant une décennie, Sidi Ould Tah insiste sur la nécessité de transformer structurellement les économies africaines, en privilégiant la transformation locale des matières premières et le développement d’infrastructures résilientes. Son mandat pourrait notamment avoir un impact significatif sur le Sahel confronté à des défis sécuritaires, climatiques et économiques. Le soutien formel du Mali, membre de l’Alliance des États du Sahel, illustre la confiance placée en lui pour conduire cette dynamique.

Aussi dans sa feuille de route, le nouveau président a mis l’accent sur les investissements ciblés dans l’agro-industrie, l’énergie renouvelable et les infrastructures même si cette vision est destinée à l’Afrique en général.

En intégrant dans ses priorités, la modernisation de la BAD, la diversification des financements et engagement pour la jeunesse et les femmes, Sidi Ould Tah vise, sans doute, à faire de la région un laboratoire de résilience économique. Si la BAD parvient à démontrer l’efficacité de ses financements et réformes, elle pourrait non seulement renforcer la crédibilité de l’institution, mais également contribuer à stabiliser et développer durablement le Sahel, tout en consolidant le rôle central de la banque dans l’économie africaine.

Issa Djiguiba, pour l’Analyse de la Semaine-ADS

Previous Post

Sahel : le grand retour de Washington ?

Next Post

Frappe israélienne à Doha : vers une reconfiguration stratégique du Golfe

IAM-BAMAKO
  • MALI
  • SÉNÉGAL
  • INTERNATIONAL
  • AFRIQUE
  • SAHEL
  • Devenir contributeur
  • Á propos de nous
  • Nous contacter

© 2022 - L'Analyse de la semaine

No Result
View All Result
  • MALI
  • SÉNÉGAL
  • SAHEL
  • AFRIQUE
  • INTERNATIONAL
  • NOUS
    • Devenir contributeur
    • Nous contacter
    • Á propos de nous

© 2022 - L'Analyse de la semaine