Lors de son entretien exclusif, le vendredi 13 février 2026, le président de la République du Niger, le général d’armée Abdourahamane Tiani a clairement positionné la question de l’uranium au cœur de la nouvelle dynamique souverainiste du pays. « L’uranium nigérien est désormais la propriété exclusive des Nigériens », a-t-il indiqué rassurant d’une possible exploitation mais par des partenaires respectueux.
Depuis le 26 juillet 2023, l’uranium appartient « définitivement » au Niger a-t-il indiqué. Cette déclaration ne relevait pas d’une simple formule symbolique. Au fonds, elle traduit, une rupture assumée avec les pratiques antérieures de gestion des ressources naturelles du pays. Pour le chef de l’État du Niger, il ne peut plus être question que cette richesse stratégique du pays soit considérée ou traitée comme un actif de puissances dominant.
Toutefois, a-t-il précise que cette souveraineté ne signifie pas une fermeture, encore moins un refus de coopération. Le Niger reste disposé à travailler avec des partenaires étrangers dans le domaine de l’uranium a-t-il indiqué. Cette disponibilité sera, cependant, encadrée par des critères explicites.
Il a mis l’accent sur la nécessité d’avoir en face des partenaires « sérieux », qui ne méconnaissent pas le pays et ne s’inscrivent pas dans une logique de domination.
Comme à chaque occasion, le président Abdourahamane Tiani a dénoncé des attitudes qu’il qualifie de hautaines, condescendantes ou guidées par un esprit de prédation.
Il faut noter que la souveraineté constitue désormais le point de départ de toute discussion future sur l’Uranium Nigérien, permettant aux autorités, elles-mêmes, de définir les conditions d’exploitation, dans l’intérêt national.
